mercredi 16 juillet 2008
Communiqué de Ségolène ROYAL
Je me permet de relayer le communiqué que viennent de faire Ségolène ROYAL et son avocat suite aux multiples effractions dont elle a été victime.
Effectivement ces affaires me semblent graves et reflètent la dégradation de notre démocratie, en tout cas chez ceux qui sont en charge de son administration.
Rappelez vous depuis un an , on nous a parler des écoutes de Mr Olivier BESANCENOT, de matériels électroniques retrouvés dans le véhicule de Mr THIBAULT (leader de la CGT) et maintenant Ségolène ROYAL.
Qui sera le suivant!
Chères amies, chers amis,
Le 27 juin dernier, je n'ai pas été victime d'un cambriolage, j'ai été l'objet d'une volonté délibérée de déstabilisation. Et ce, à la veille d’un discours politique important, où je mettais en cause la mainmise du clan Sarkozy sur la France.
Ce ne sont pas des voleurs qui sont venus à mon domicile : on ne m'a même pas volé une boucle d’oreille ! La police elle-même a déclaré mercredi 11 juillet qu’il s’agissait d’une « mise à sac ».
Il fallait que les visiteurs sachent à quelle heure précise j'allais rentrer à mon domicile, à quelle heure précise il n'y avait personne dans l'appartement. C'est un travail de professionnel, maîtrisé, organisé.
Les « visiteurs » ont fouillé mon domicile. Ils ont trouvé la précédente plainte que j'avais déposée. Ils l'ont déchirée et ils l'ont laissée bien en évidence sur un meuble. C’est une mise en scène préméditée.
C'est la troisième fois que mon domicile est visité. La première c'était en août 2006, déjà à la veille d'un discours important, drôle de coïncidence.
Alors, je vous le dit, ce n'est pas d’une affaire personnelle dont je vous parle. C'est une affaire politique d'une extrême gravité. C’est un scandale dans une démocratie comme la France. Dans une démocratie on ne peut pas accepter cela, on ne peut pas le passer sous silence. De même, on ne peut pas accepter que d’autres responsables politiques - comme Olivier Besancenot - aient fait l’objet d’une surveillance. Le climat est lourd dans notre démocratie.
Volonté délibérée de déstabilisation mais volonté de qui ?
J’ai dit qu’il y avait une drôle de coïncidence, que l’on visite mon domicile à la veille d’un discours politique important. Deux choses me paraissent scandaleuses : d'abord la passivité des autorités de l’Etat, ensuite les insultes du Premier ministre et de l’UMP.
La passivité de l’Etat a été injustifiable. Vous connaissez un pays démocratique dans lequel le domicile d’un responsable de l’opposition est mis à sac trois fois ? Cela fait quinze jours que le pouvoir est parfaitement au courant de ce qui s'est passé. La police est venue et a fait un travail admirable ; le Procureur est resté jusqu'à 3 heures du matin. Le ministère de la Justice et le pouvoir sont donc parfaitement au courant. Et il y a eu des articles de presse dès le lendemain des faits.
Or que se passe-t-il ? Même pas une réaction officielle, même pas un coup de téléphone, rien. Tout se passe comme si on voulait nier ce qui s'est passé. Comme si c'était sans importance et sans gravité. Dans n'importe quelle démocratie, le pouvoir aurait condamné cette mise à sac avec force.
En moins de deux ans, il y a eu six violations de domiciles, concernant des membres de mon équipe ou moi-même. Jamais les coupables n’ont été arrêtés.
Et puis la deuxième chose qui me scandalise, c'est la réaction de la droite à mes propos. Il n’y a pas eu un seul responsable de droite pour reconnaître la gravité de cette affaire. Ils ont voulu me déstabiliser pour me faire taire. Ils n’y sont pas parvenus. Ils n’y parviendront pas.
En ce qui concerne les révélations sur les empreintes digitales d’une jeune femme retrouvées chez moi, lors de la « visite » de mon appartement en 2006, je vous renvoie au communiqué de Jean-Pierre Mignard, Président de Désirs d’avenir, que vous trouverez ci-dessous.
Sachez qu’on ne m’arrêtera pas. Je continuerai avec vous, et avec d’autres, à dénoncer la mainmise du clan Sarkozy sur tous les pouvoirs. On ne fera pas taire la gauche. Croyez-moi.
À très bientôt,
Ségolène Royal
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Communiqué de Maître Jean-Pierre Mignard,
avocat à la Cour d’Appel de Paris
« Informé par les seules agences de presse de récents développements dans l'enquête sur la mise à sac de l'appartement de Madame Royal, j'ai repris contact avec le Procureur de la République de Nanterre, Monsieur Philippe Courroye.
Il m'a confirmé que des empreintes digitales d'une jeune femme d'un pays des Balkans correspondraient à celles retrouvées dans le domicile de Madame Royal lors de la visite avec effraction de 2006.
Une nouvelle technique appropriée aurait permis maintenant ce qui n'était pas possible hier : procéder à une comparaison approfondie des empreintes.
Nous faisons à cela les observations suivantes :
- la protestation de Madame Royal aura déjà et au moins servi à la réouverture de son dossier classé. Sans cela cette première infraction serait définitivement tombée dans l'oubli. On peut s'en étonner, s'agissant quand même d'une visite avec effraction commise dans des circonstances troublantes au domicile d'une candidate à l'élection présidentielle.
- la personne suspectée serait notoirement connue des services de police pour avoir écumé les appartements de la Région parisienne.
- aucun vol n'a été commis chez Madame Royal lors de cette visite. Même une montre qui avait disparu lors de l'intrusion dans l'appartement a été retrouvée et aucune déclaration de vol à l'assurance n'a été déposée.
- la suspecte, présentée comme délinquante d'habitude, « rompue au cambriolage de droit commun », aurait donc ce soir-là exercé son activité habituelle à titre bénévole, mue par la seule curiosité. C'est assurément une originalité.
J'ai demandé à Monsieur le Procureur de la République d'être dorénavant la seule personne autorisée à communiquer dans ce dossier, le cabinet de Monsieur le Président de la République, n'étant pas en charge de l'enquête préliminaire. »
mardi 15 juillet 2008
La rupture télévisuelle de Sarkozy
Les dessins politiques de GroZ Bulles
lundi 14 juillet 2008
Sarkozy trop éghotiste pour diriger l'armée
14 juillet fête nationale et défilé militaire.
Le traitement infligé par Sarkozy aux membres des corps armées est symptomatique d'un mépris généralisé du chef de l'Etat qui, trop occupé de son pouvoir, inflige son dégoût aux simples gens, ne rêvant qu'à une gloire trop loin des réalités sociales.
Comme beaucoup d'entre vous, je fus militaire.
J'étais et je suis toujours un pacifiste ! Un pacifiste mais pas
nécessairement pacifique. Si quelqu'un menace mes proches, mes amis,
mon pays, etc. Je suis prêt, malgré mon goût pour la paix, à prendre
les armes !
C'est sans doute pour cela que j'ai fait
cinq ans de service militaire, engagé à 18 ans, j'ai servi loyalement,
j'ai appris à être au service de mon pays et pourtant j'étais déjà un
homme de gauche, et je l'assumais;
Pas facile à cette époque d'être militaire « d'active » et de gauche en même temps.
J'ai rencontré (comme dans toute société) des militaires intelligents,
des imbéciles également, et aussi une quantité de petits Français
moyens qui ne se posaient pas de questions .
La différence, c'est que les militaires sont par nature
des gens « armés » et qu'un « encadrement sérieux » est indispensable
pour que les « fronts bas » du système soient étroitement contrôlés.
Je suis revenu volontairement à la vie
civile, après m'être prouvé qu'être "pacifiste ce n'est pas à confondre
avec la lâcheté ! Jules César disait : si vis pacem, para bellum !
J'ai conservé de cette époque des
souvenirs mitigés, mais une chose est certaine, c'est qu'une grande
majorité de « cadres militaires » sont des « gens d'honneur » au
service de leur pays ! Ils méritent le respect !
C'est aussi pourquoi les militaires sont
des fonctionnaires (un peu spéciaux certes) comme les autres, et qui à
de rares exceptions près ont toujours servi la France loyalement;
Qu'un chef d'État méprise son armée,
c'est une aberration. On peut ne pas les fréquenter par goût personnel,
mais comme tous les citoyens, ils doivent être mobilisables et
utilisables par l'Etat comme n'importe quels autres fonctionnaires.
Mais pourquoi s'étonner de l'attitude du chef de l'État?
Nicolas Sarkozy n'aime que lui et ses amis les plus riches, et son plus
grand rêve, c'est de devenir encore plus riche qu'eux ! En plus, il est
avide de pouvoir autant de d'argent...
Je ne peux m'empêcher quand je le voix
lors d'une quelconque « harangue », de le comparer à Charlie Chaplin
dans le film Le Dictateur. Souvenez vous ce morceau d'anthologie
cinématographique, ou le dictateur (parodie de Hitler) tient en mains
un un globe terrestre et joue avec comme un ballon, afin de démontrer
la parfaite maîtrise de son pouvoir sur la planète Terre !
Ces images me hantent parfois tant elles sont, non pas
dénonciatrices d'un passé, mais peut être prémonitoires d'un proche
avenir !
Et ne me dites pas que je diabolise ! Je
conseille à ceux qui n'ont jamais vu ce film de Charlie Chaplin de le
trouver et à ceux qui le connaissent pas de le visionner à nouveau : ça
les éclairera peut être. Il y a des proximités incroyables !
Je voudrais tant me tromper. Mais je n'y
arrive pas. Cela explique sans doute en partie, mes appels répétés à
tous les républicains, afin d'éviter la « peste noire » qui se profile
et qu'on voit venir quand il est trop tard !
Amitiés à tous, et restons vigilants,la
politique comme l'ont déjà dit nombre de posteurs, ce n'est pas que de
la gentillesse « bisounours » !
Il y a un moment où tous les adeptes de la République
doivent laisser leurs différends de côté pour s'unir quand l'incendie
se déclare. Et en ce moment, le feu brûle déjà et progresse rapidement
en brûlant une bonne partie des acquis sociaux et de la solidarité
nationale pour les plus démunis ! Alerte.
Mario
Sarkozy et l'armée, c'est l'anamour!
Troupes insultées, état-major offensé, chasse aux sorcières : le mépris affiché par le chef des Armées pour ses troupes est à l'origine d'un malaise inédit. La grogne monte et la Grande Muette n'a jamais eu autant envie de s'exprimer.
Entre Sarkozy et les militaires, ce n'est pas du désamour, c'est à dire un amour perdu. C'est un non-amour, l'anamour comme le chantait Gainsbourg. Car Sarkozy n'a jamais aimé les militaires, n'a jamais aimé l'armée : « il s'en fout ! » » tranche brutalement Jean-Dominique Merchet, spécialiste des questions de Défense à Libération et qui tient le blog Secret Défense.
« C'est un problème culturel beaucoup plus profond que les simples questions de budget ou la fermeture des garnisons » poursuit-il. «Les militaires ont l'habitude de voir leur budget diminuer. Ils font avec.
Contrairement à ce que l'on pense, les militaires sont plutôt des sentimentaux. Ils avaient placé quelques espoirs en Sarkozy. Ils ont
voté pour lui à 80%. Il les a profondément déçu. Il ne montre véritablement aucun signe d'intérêt pour les questions de stratégie et
de défense ».
Un malaise inédit
L'ampleur du malaise est inédit, en temps de paix en tout cas. Même Mitterrand, grâce à la médiation du ministre Charles Hernu, avait su gagner le cœur des militaires.
Aujourd'hui, l'incompréhension est totale, les relations brutales, les rapports compliqués. Les dernières semaines en ont fourni de multiples preuves. Le drame de Carcassonne : Sarkozy dénonce « les amateurs ». La chasse aux officiers frondeurs :
d'après Le Figaro Nicolas Sarkozy aurait, selon plusieurs sources, demandé à la Direction de la Sûreté du Territoire, la DST, de démasquer les officiers signataires d'un texte critiquant le livre blanc de la Défense -Information démentie par la police nationale. Et la décision de Sarkozy de sécher la garden party du ministère de la Défense ? Du jamais vu depuis 1995 ! Enfin, ultime provocation, la présence le 14 juillet du président syrien Bachar el Assad, dont le père avait été tenu pour responsable de la mort de 58 militaires parachutistes en 1983 lors de l'attentat du Drakkar, attribué au régime syrien. C'est peu dire que la pilule a du mal à passer.
Sarkozy et l'armée : plus de dangers, moins d'effectifs
envoyé par ZappeurLePost
Forte demande de pouvoir s'exprimer
Au-delà même du seul cas des armées, c'est la psychologie et le rapport du chef de l'Etat aux institutions qui pose question : «c'est un agressif. Quand il dit aux militaires qu'ils sont des
amateurs, c'est comme le « casse toi pauvre con !». Il n'aime pas les institutions, il n'aime pas l'Etat. Il veut bouleverser tout ça et en
même temps, il n'a pas vraiment compris qu'il en est le garant. C'est une crise du mode de gouvernement sarkozyste»analyse Jean-Dominique Merchet.
L'armée y est d'autant plus sensible que les militaires sont tenus à un devoir de réserve alors que se manifeste au sein des armées une forte demande de pouvoir s'exprimer.
Morin tente de calmer le jeu, Fillon inexistant
Comme un chien dans un jeu de quille, Sarkozy s'agite sans se soucier des conséquences de ses actes. Pendant ce temps, les affaires continuent. Hervé Morin, le ministre de la défense tente –difficilement- de calmer le jeu, d'apaiser les tensions, de ne pas ajouter de la crise à la crise, mais Sarkozy lui rend la vie impossible. Même Fillon, passionné par les questions de défense est complètement écarté. Inexistant.
Désormais, tout est possible
Sceptique sur la possibilité d'assister à des manifestations de mécontentement lors du 14 juillet - « ce serait énorme, inédit, une véritable crise ! » - Jean-Dominique Merchet ne se montre pourtant guère optimiste sur l'évolution des relations entre Sarkozy et l'armée : «Je crains que tout soit possible. La logique consisterait à apaiser les choses, mais ça, ce serait valable dans un monde rationnel… ».
Régis Soubrouillard
dimanche 13 juillet 2008
Sarkozy lance la DST aux trousses des militaires
Nicolas Sarkozy, qui n'a pas confiance en l'enquête ordonnée à la sécurité militaire sur les officiers auteurs d'une tribune contestataire dans Le Figaro, a demandé aux services de police une enquête parallèle et non-officielle.
Sarkozy a demandé, en sous-main, à la Direction de la sûreté du territoire, la DST - désormais intégrée au sein de la nouvelle Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) - de rechercher les officiers "rebelles" du groupe Surcouf, selon de bonnes sources.
Dans une tribune anonyme au Figaro, "Surcouf" avait critiqué en juin le nouveau Livre blanc de la Défense. Les policiers de la DCRI (RG et DST), qui, fait sans précédent, travaillent sur cette affaire de façon non-officielle, auraient identifiés les coupables. Nicolas Sarkozy n’avait pas du tout apprécié les critiques des officiers Surcouf. Il avait fait ordonner à la Direction de la Protection et de la sécurité (DPSD, ex-Sécurité militaire) de trouver les coupables.
Mais à la DPSD, où l’on partage généralement les opinions de Surcouf, on mettait peu d’empressement à conclure retrouver les rebelles, pourtant connus par bien des militaires… Mais les RG disposent d’hommes détachés au sein de la DPSD. S’il brise la carrière des officiers de Surcouf, Nicolas Sarkozy risque, à la veille du défilé militaire du 14 juillet, d’aggraver la crise ouverte avec une armée qui avait voté en masse pour lui.
samedi 12 juillet 2008
Le nouveau disque de Carla Bruni Sarkozy
Un extrait en exclusivité
Le nouveau disque de Carla Sarkozy
envoyé par sarkophage
vendredi 11 juillet 2008
TF1 joue les pompiers de la Sarkozie
Rien de tel que le 20 heures de Claire Chazal pour rectifier les saillies du Président de la République. Encore un exemple ce week-end avec l'histoire des grèves dont personne ne s'apercevrait plus.
Chazal explique Sarko
envoyé par Ptite_Mule
Ce n'est plus un secret pour personne, Nicolas Sarkozy aime jouer avec le feu: allumant des incendies ici ou là histoire de voir si ça prend.
Pompier-pyromane pour certains, le Président est assurément plus pyromane que pompier, laissant aux autres le soin d'intervenir en
urgence pour éteindre ses flambées dans l'opinion. Dernier exemple en date : ce week-end, lors du conseil national de l'UMP, fanfaron comme toujours, le Président s'est lâché estimant que «désormais, lorsqu'il y a des grèves, personne ne s'en aperçoit».
Une pique adressée aux syndicats qui dit toute l'estime qu'il porte aux partenaires sociaux et exprime aussi, au passage, l'aveuglement du Président replié dans sa tour d'ivoire. Ce n'est certes pas en faisant des allers-retours toutes sirènes dehors entre l'Élysée et l'hôtel particulier du 16è arrondissement où il vit avec Carla que Sarkozy a pu
mesurer les limites de la loi dite de «service minimum» dans les transports en commun, ni s'apercevoir que les taxis avaient bloqué la place de la République, il y a peu.
Toujours entre la provocation et l'humiliation (confer les militaires et France Télévisions), une fois la pression trop forte, le Président envoie donc ses porte-parole rectifier le tir. Certains médias s'en chargent parfois eux-mêmes. Ainsi va de TF1.
Revenant sur les déclarations du Président, Claire Chazal a lancé le sujet d'un ton doucereux, nuançant d'elle-même le propos présidentiel avec un très grand sens de l'euphémisme : «Le Président a expliqué que les grèves n'avaient presque plus d'impact sur l'activité» a-t-elle lâché, l'air de rien.
La journaliste de TF1, Valérie Nataf, s'est elle aussi empressée d'en réduire la portée à une question de chiffres : «C'est l'objet du débat : 14 mots prononcés devant 2000 militants UMP (…)», a-t-elle commenté, expliquant que «la phrase salue en fait la concertation mise en œuvre depuis son élection».
Le tout entrecoupé d'un peu de Guéant, le secrétaire général de l'Élysée, venu nous expliquer que le Président n'avait pas dit ce qu'il avait dit - «des paroles d'apaisement pour que 14 mois de dialogue ne soient pas remis en cause par 14 mots», selon TF1. Histoire de dire que les quelques réactions outrées de syndicalistes filmées par la chaîne pour faire - quand même - bonne mesure étaient complètement à côté de la plaque.
jeudi 10 juillet 2008
Contre le contrôle de la télévision par Sarkozy
Une très large majorité des Français (71%) est opposée à la nomination du président de France Télévisions par le chef de l'Etat, une mesure décidée par Nicolas Sarkozy.
Selon cette enquête, 71% des Français estiment que «c'est une mauvaise chose parce que la nomination du président de France Télévisions par l'exécutif pourrait entraîner un contrôle politique des chaînes publiques».
De leur côté, 18% des sondés jugent que «c'est une bonne chose car il est logique que l'actionnaire nomme le président de France Télévisions». Onze pour cent ne se prononcent pas.
Le projet de loi sur l'audiovisuel public, qui prévoit également la suppression graduelle de la publicité sur les chaînes publiques, devrait être présenté par la ministre de la Culture Christine Albanel en conseil des ministres en septembre prochain, et examiné par le Parlement à la mi-octobre.
(Sondage réalisé par téléphone les 2 et 3 juillet derniers auprès d'un échantillon national représentatif de 1.001 personnes constitué selon la méthode des quotas.)
Le patron de la télévision publique française s'oppose à Sarkozy et pourrait démissionner
Le patron de France Télévisions Patrick de Carolis s'est ouvertement opposé mercredi au président Nicolas Sarkozy sur la réforme de l'audiovisuel public et évoqué à demi-mot une éventuelle démission.
Le chef de l'Etat, qui a présenté le 25 juin une réforme visant à supprimer la publicité sur la télévision publique, a justifié ce choix par la nécessité d'améliorer la qualité des programmes, selon lui trop proches de ceux des chaînes privées.
La réforme de l'audiovisuel, prévoyant aussi la nomination du président de France Télévisions (qui regroupe les 5 chaînes de TV publique) par le gouvernement, a suscité des critiques de l'opposition et de nombreux médias, qui ont accusé le chef de l'Etat de vouloir contrôler la télévision publique.
«Je ne suis pas d'accord» avec le président Sarkozy, a déclaré M. de Carolis sur la radio RTL. «Je le lui ai dit d'ailleurs, on s'est expliqué très franchement».
«Lorsqu'on dit qu'il n'y a pas de différence entre la télévision de service public et les télévisions privées, je trouve cela faux, je trouve cela stupide, et je trouve cela profondément injuste», a-t-il ajouté.
M. de Carolis a également critiqué les mesures annoncées par le président pour compenser la perte de ressources liées à la suppression de la publicité, prévoyant une taxe de 0,9% sur les opérateurs de téléphonie et d'internet.
Aujourd'hui «le compte n'y est pas, j'estime aujourd'hui que nous n'avons pas les moyens de nos ambitions futures», a-t-il déclaré.
«A la fin de l'été, courant septembre, nous verrons si le compte y est», a-t-il expliqué, ajoutant: «s'il n'y est pas, je prendrai mes responsabilités».
«Sarkozy-Carolis, le torchon brûle», titrait le quotidien populaire Le Parisien.
Pour le journal, le «thermostat» des relations entre les deux hommes a encore grimpé quand le chef de l'Etat, qui intervenait lundi soir sur la chaîne publique France 3, a été accueilli par des centaines de salariés en colère contre sa réforme.
Peu après, une vidéo pirate a circulé sur internet, montrant le président offusqué parce qu'un technicien ne lui avait pas rendu son salut peu avant le début de l'interview. (Voir la vidéo ci-dessous)
Source: AP
Sarkozy en off sur France 3
envoyé par rue89
mercredi 9 juillet 2008
Sarko et les grèves
"Désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit", rires dans l'assistance... La France est "en train de changer" et cela "beaucoup plus profondément qu'on ne le croit"...
Sarko et les grèves
envoyé par contrelapenseeunique
Forum de discussion et de partage :
http://contre-la-pensee-unique.org
mardi 8 juillet 2008
RG+DST: «La culture de police politique perdure»
Malgré les intentions politiques affichées, Guillaume Dasquié, directeur de la publication de Geopolitique.com, ne voit aucune rupture dans la fusion des RG et de la DST.
RGDST sélectionné dans Actualités & Politique et France