RESISTANCE 2012

Blog résistant à la sarkolâtrie ambiante pour l'éviction du Tsar Kozy en mai 2012 ou avant si possible !

samedi 30 août 2008

surtaxe de 1,1 % sur les revenus du capital

En décidant une surtaxe de 1,1 % sur les revenus de placement et du patrimoine pour financer le revenu de solidarité active (RSA), Nicolas Sarkozy a pris la gauche à contre-pied. Mais si le "coup" politique est réussi, un certain flou entoure la création de cet impôt, qui va toucher une très large frange de la population. Le dispositif retenu reste bien loin de l'idée de taxer le capital et de faire payer les riches, populaire dans un pays qui a longtemps rêvé de s'en prendre à ses 200 familles...

En l'état, le projet frapperait notamment les 12,5 millions de Français titulaires d'un contrat d'assurance-vie. Lesquels ne se recrutent pas, tant s'en faut, parmi les seuls cadres dirigeants ou professions libérales : d'après la dernière enquête de l'Insee sur le patrimoine, qui date de 2004, un tiers des ménages avaient à l'époque une assurance-vie. 40,3 % des ménages dont la personne de référence est ouvrier qualifié et 38,6 % de ceux dont le chef est employé avaient un contrat de ce type.

Le ministère des finances assurant ne pas disposer de "statistiques vraiment fiables sur le nombre d'assujettis à la contribution sociale généralisée (CSG) sur les revenus du capital", assise sur la même assiette que la surtaxe de 1,1 %, il faut croiser les données Insee et celles de l'enquête TNS-Sofres de 2007 pour approcher le public potentiel visé par la mesure.

En 2004, indique l'Insee, huit ménages sur dix détenaient un livret non imposable (et 6 % un livret soumis à l'impôt). Plus de quatre sur dix avaient une assurance-vie, une assurance-décès volontaire ou une épargne-retraite volontaire ; un sur quatre possédait des valeurs mobilières et un sur six de l'épargne salariale. "Ce sont entre 50 % et 60 % des ménages français qui pourraient être concernés par la surtaxe. Et ce, quel que soit le revenu, qu'ils détiennent deux actions de Saint-Gobain ou une ligne de participation chez Wendel", résume un fiscaliste qui, en l'absence de précisions de Bercy, requiert l'anonymat.

La Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA) ou l'Association française de l'épargne-retraite (AFER) sont dans leur rôle lorsqu'elles critiquent le dernier-né des impôts sarkoziens. La nouvelle taxe, résume la FFSA, intervient dans une conjoncture défavorable à l'épargne longue, qui "contribue largement au financement de l'économie productive et à l'emploi" ; elle "pénalisera des millions de Français" et se révélera "contre-productive, dans un contexte difficile pour le financement des retraites, alors que la moitié des assurés ont souscrit leur contrat vie avec cet objectif".

Mais la CGT est, elle aussi, critique. Tout en assurant "partager les principes fondateurs du RSA", elle a estimé, vendredi 29 août, que le financement de la mesure "va peser essentiellement sur l'assurance-vie, souscrite par 12 millions de Français". "C'est bien la France de ceux qui se lèvent tôt, le monde du travail, les retraités, qui vont soutenir par leur épargne la France de la précarité et de l'exclusion", a ajouté la centrale syndicale.

Claire Guélaud

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vendredi 29 août 2008

SARKOZY et BUSH complotent contre leurs populations ?

Plus de 600 centres d'internement de civils laissés vides et construits aux USA par les gouvernements successifs ces 12 dernières années, des milliers de wagons de prisonniers...
L'élite US se prépare t'elle a mettre en oeuvre l'esclavage du peuple US selon un plan bien ficelé que N. Sarkozy suivrait en Europe à travers les centres de détention ?
Allons-nous basculer dans un Etat fasciste au niveau planétaire à travers le nouvel "Ordre" ou "Gouvernement" mondial que nos gouvernants appellent de leurs voeux ?
Le choc des civilisations pourrait bien être celui qu'ils prévoient de nous faire subir, et non l'affrontement Occident-Musulmans qui est là pour faire diversion...


SARKOZY & BUSH complotent contre leurs populations ?
envoyé par jmarc2006

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vendredi 22 août 2008

Sarkozy doit retirer ses troupes d’Afghanistan !

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Obsèques nationales des dix soldats français en l’église Saint-Louis-des-Invalides, le 21 août 2008.

Dix soldats français sont tombés au champ d’honneur, le 18 août en Afghanistan. Cette nouvelle glace le sang, car nous, Français, sommes tous responsables de leur mort. Ils avaient accepté de prendre le risque ultime lorsque, en notre nom collectif, le président de la République les avaient envoyés en mission. Ils pensaient nous défendre face à un danger, certes lointain, mais bien réel. Ils pensaient servir notre patrie.

Or, nous savons tous qu’il n’en est rien. Nicolas Sarkozy lui-même admettait lors de sa campagne électorale que la présence française en Afghanistan n’était pas essentielle pour nos intérêts. Pourtant, une fois élu, il a pris la décision, contre l’avis de l’état-major interarmes et contre celui de la majorité des Français, d’envoyer 700 hommes supplémentaires sur ce front. C’est une lourde responsabilité.

Aucune analyse nouvelle ne motive ce revirement. Le président Sarkozy a toutefois considéré que s’il n’y a aucun intérêt vital pour la France à combattre en Afghanistan, il y en a un à développer l’OTAN.

C’est pour faire vivre l’Alliance que nos concitoyens sont morts !

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dimanche 17 août 2008

Sarkozy le camelot de foire

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mercredi 13 août 2008

Un handicapé se suicide après avoir écrit à Sarkozy

Le jeune homme de 23 ans avait reçu une réponse défavorable du président de la République à un courrier où il demandait le droit à l'euthanasie. "Je vous demande de laisser de côté votre avis personnel et d'arrêter d'être sourd. Vous le pouvez si vous êtes le Président de tous les Français", avait écrit Rémy Salvat.

Un jeune homme de 23 ans, lourdement handicapé, s'est suicidé dimanche à Valmondois dans le Val d'Oise après avoir reçu une réponse de Nicolas Sarkozy à un courrier où il demandait le droit à l'euthanasie, a-t-on appris mercredi 13 août auprès de sa famille.

Rémy Salvat, 23 ans, atteint d'une maladie mitochondriale depuis l'âge de six ans avait écrit à Nicolas Sarkozy au mois de mai. "Ces derniers mois, il ne pouvait plus marcher, son bras lui faisait aussi de plus en plus mal", a expliqué sa mère, Régine Salvat.

"Comme Vincent Humbert, je demande à ce moment qu'on me permette de mourir pour me libérer de mes souffrances", avait écrit Rémy Salvat dans son courrier. "Je sais qu'en France, il n'y a pas de loi qui permette aux équipes médicales de pratiquer l'euthanasie. Ca m'empêche de vivre en paix(...). Il faut que la loi change !", a-t-il ajouté.

"Arrêter d'être sourd"

"Le problème est que vous, Monsieur Nicolas Sarkozy, vous ne voulez pas en entendre parler. Moi, Rémy Salvat, je vous demande de laisser de côté votre avis personnel et d'arrêter d'être sourd. Vous le pouvez si vous êtes le Président de tous les Français", a-t-il conclu.

Mercredi 6 août, Rémy Salvat a reçu une réponse de Nicolas Sarkozy. "Pour des raisons philosophiques personnelles, je crois qu'il ne nous appartient pas, que nous n'avons pas le droit, d'interrompre volontairement la vie", a expliqué le président de la République.
"Mais je ne veux pas fuir mes responsabilités (...) Je voudrais que soit privilégié le dialogue au chevet du malade, entre lui-même, le médecin et la famille, en toute humanité afin que soit trouvée la solution la plus adaptée à chaque situation", a-t-il ajouté...


NOUVELOBS.COM

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samedi 9 août 2008

Merci Vincent !

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Les sondages se suivent mais ne se ressemblent pas (toujours) pour Nicolas.

Pour la première fois depuis décembre 2007, il reprend 4 points d'un coup, passant de 36% à 40% de personnes lui faisant confiance, d'après le baromètre mensuel CSA  (leparisien.fr du 02/08/08).

Sans transition (mais avec "mauvais" esprit réaliste) :

3 semaines avant, on apprenait dans une brève du Figaro (10/07/08) que Bolloré a récupéré 60% du capital de l'institut de sondage CSA.

Cela lui permet de racheter totalement l'organisme puisque Bolloré détenait déjà 40% de CSA.

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vendredi 8 août 2008

Sarkozy otage des chinois

Pékin a donc sonné la fin de la récré sarkozyste. Face à l'irritation des dirigeants chinois, le président-fanfaron qui n'entendait pas se laisser dicter son agenda par la Chine a adopté des positions beaucoup plus accommodantes. La brouille n'en sera pas moins durable...

«Ce n'est pas à la Chine de fixer mon agenda et mes rendez-vous !». C'est avec ces mots d'une rare violence que Nicolas Sarkozy avait cru moucher le nouvel ambassadeur de Chine en France, qui brandissait la menace de conséquences graves sur les relations bilatérales si le président français venait à rencontrer le Dalaï Lama. Un mois jour pour jour après ces déclarations, face aux menaces chinoises de rétorsion économique, et suite à des entretiens extrêmement tendus entre officiels chinois et français de haut rang, à la limite de la crise diplomatique, Sarkozy a donc tourné casaque. C'est bien la Chine qui lui dictera ses rendez-vous. Un véritable camouflet diplomatique.

Toujours des mots
Durant toute sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait mis en avant son attachement à la question des droits de l'homme, se présentant comme faisant partie de ces être qui ne courbent pas l'échine devant les seules promesses de contrats... Après la répression des émeutes antichinoises au Tibet en mars, Sarkozy avait prévenu qu'il n'assisterait à la cérémonie d'ouverture que si la Chine renouait le dialogue avec les représentants du dirigeant en exil.


Droits de l'Homme : Ce qu'il dit, ce qu'il fait
envoyé par gerardonesta

Pékin sonne la fin de la récré Sarkozyste
Pour Pékin, très irrité par les provocations du président français, la comédie a donc assez duré. Comme pour calmer le jeu, le président de la République fait même grossièrement du zèle, accordant une interview à l'agence officielle Chine Nouvelle, dans laquelle il tient des propos que n'auraient pas reniés les officiels chinois: rien que du prémâché, des généralités sur la ferveur, l'enthousiasme et l'investissement du peuple chinois ou encore sur la magnifique puissance chinoise. Nicolas Sarkozy a même poussé le bouchon jusqu'à souhaiter bonne chance à tous les athlètes chinois: «Je suis sûr que leurs performances seront à la hauteur de l'immense mobilisation qu'a montrée le peuple chinois pour l'organisation de ces Jeux».

La France perdante sur tous les tableaux
A ce jour, la gestion diplomatique des relations franco-chinoises se révèle donc désastreuse. La France perdante sur tous tableaux: crédibilité, échanges commerciaux, diplomatie. Sans compter que l'on ne pourra mesurer la véritable étendue des dégâts qu'après les Jeux, selon qu'ils se dérouleront ou non sans débordements populaires, manifestations d'athlètes, répressions, encadrement des journalistes, limitations des accès à l'internet etc.
Si l'UMP assure aujourd'hui, sans apporter plus de précisions, que Nicolas Sarkozy recevra le Dalaï Lama avant la fin de l'année, c'est son épouse, la sans grade Carla Bruni, qui assistera à une cérémonie religieuse en présence du chef spirituel tibétain lors de sa prochaine visite en France. Peut-être en profitera-t-elle pour lui offrir son disque, le bien nommé «Comme si de rien n'était»...

Régis Soubrouillard

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jeudi 7 août 2008

Sarkozy a déjà gagné la médaille d’or de l’hypocrisie

Le premier secrétaire du PS rappelle que le chef de l'Etat avait conditionné sa visite en Chine à la reprise du dialogue sino-tibétain. Or, «rien n'a été fait».

AFP
LIBERATION.FR


François Hollande a jugé ce jeudi à propos de la visite du président français à Pékin pour l’ouverture des Jeux olympiques, qu’«avant même que la compétition ne soit ouverte, Nicolas Sarkozy a déjà gagné la médaille d’or de l’hypocrisie».

Le député de Corrèze juge que le chef de l’Etat «avait promis que pour se rendre à Pékin, à l’occasion de l’ouverture des Jeux olympiques, le dialogue sino-tibétain devait avoir repris et les droits de l’homme progresser». «Dans un cas comme dans l’autre, force hélas est de reconnaître que rien n’a été fait», déplore-t-il.

«Une nouvelle fois, la parole de Sarkozy ne l’engage même pas. De la même manière, son refus de recevoir le dalaï lama en raison des pressions des autorités chinoises est un nouveau manquement.»
 
 Pour lui, «le comble de l’hypocrisie» est «d’annoncer que Mme Carla Bruni-Sarkozy assistera à l’inauguration d’un temple bouddhique fin août dans l’Hérault, en compagnie du chef spirituel tibétain». «Il aurait mieux valu encore éviter cette palinodie», estime Hollande.

«Pour toutes ces raisons, et ce n’est pourtant pas un exploit pour la France, nous avons gagné la plus mauvaise des médailles qui soit, celle du renoncement, du manquement et pour tout dire de l’hypocrisie», conclut-il.

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mercredi 6 août 2008

Nicolas Sarkozy : après lui, le chaos

Par Julien Martin - Rue89

Partout où Nicolas Sarkozy passe, ses successeurs trépassent. A vouloir tout diriger tout seul, à vouloir être présent sur tous les fronts, à vouloir placer ses pions à tous les postes stratégiques, l’actuel président de la République a cadenassé chacun des postes qu’il a occupés. Au point d’annihiler toute concurrence, quitte à rendre impossible toute succession viable.

Certes, il s’agit généralement de l’apanage des grands hommes d’Etat, mais ses prédécesseurs ne se sont toutefois pas révélés aussi « efficaces ». Jacques Chirac a flingué Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand a éliminé Michel Rocard, mais ils ont toujours eu à affronter une concurrence coriace au sein de leur propre camp. Tandis qu’autour de Nicolas Sarkozy, la vie politique française ressemble à un champ de ruines.

Après Nicolas Sarkozy, le chaos, que ce soit à la marie de Neuilly, au Conseil général des Hauts-de-Seine, à l’UMP ou au ministère de l’Intérieur. Une manière de procéder qui a fait ses preuves et qu’il tente de reproduire à l’Elysée.

A la mairie de Neuilly

« Tempête au royaume de Sarkozy », « Psychodrame à Neuilly », les hyperboles étaient de sortie au mois de février pour décrire la déroute de l’UMP dans le fief que Nicolas Sarkozy a dirigé dix-neuf années durant. Arrachée en 1983 au nez et à la barbe de Charles Pasqua, la mairie de Neuilly-sur-Seine a été le laboratoire et l’ascenseur politique du jeune Nicolas.

L’histoire de sa première élection mérite d’être contée, elle sera le symbole de son parcours politique. Achille Peretti, maire historique de la ville huppée des Hauts-de-Seine, décède. Charles Pasqua apparaît comme son successeur naturel. Mais, momentanément hospitalisé, ce dernier charge Nicolas Sarkozy de le représenter durant la brève campagne.

Il accepte et démarche un à un tous les futurs conseillers municipaux… en son nom propre. Charles Pasqua, qui ne se doute de rien, l’apprend à sa sortie de l’hôpital. Trop tard. Nicolas Sarkozy souffle le siège de premier édile à celui qui a été son mentor et le témoin de son mariage avec sa première femme, Marie-Dominique Culioli.

Un tueur politique est né. Il régnera sans partage jusqu’à son retrait aux élections municipales de 2002. Sans partage, donc sans adversaire. Déjà. Un maire, que chacun qualifie « de transition », est désigné en 2002: Louis-Charles Bary. Trop méconnu et trop âgé pour faire de l’ombre au nouveau ministre de l’Intérieur ou pour ne pas inscrire sa politique dans la continuité. La rupture, ce n’est pas à la portée de tout le monde.

Arrivent les élections municipales de 2008. Un leader doit s’imposer, mais lequel? Les élus neuilléens ont bien quelques noms en tête mais rien de très ronflant. Arnaud Teullé et Marie-Cécile Ménard, leaders de l’UMP local, en tête. Mais Nicolas Sarkozy trouve la solution à l’Elysée, parmi les proches de sa seconde femme, Cécilia Sarkozy: ce sera le porte-parole du Palais, David Martinon.

Hué dès les premières réunions publiques, le parachuté Martinon n’arrivera jamais à se faire accepter de cette sphère politique fermée. Une sphère qui fait émerger Arnaud Teullé, Marie-Cécile Ménard et Jean Sarkozy, fils de papa, pour faire couler l’étoile filante de l’Elysée, en s’appuyant sur un sondage contesté le donnant perdant face au candidat divers droite Jean-Christophe Fromantin.

La crise est ouverte et l’avance de Jean-Christophe Fromantin se creuse. Quasi inconnu jusque-là, mais Neuilléen pur souche, le jeune industriel quadragénaire se retrouve en position de force. Nicolas Sarkozy n’a plus le temps de se choisir un dauphin, même parmi les tombeurs de David Martinon, et se retrouve contraint d’adouber Jean-Christophe Fromantin.

Le candidat divers droite se paye le luxe de choisir ses colistiers et d’être élu avec le soutien de l’UMP sans avoir besoin d’adhérer au parti. Il a réussi un pari qui paraissait totalement impossible quelques mois plus tôt. Pas sûr, toutefois, qu’il dispose de l’influence nécessaire pour parvenir à conserver la ville plus d’un mandat. La course à la difficile succession de Nicolas Sarkozy à Neuilly est toujours ouverte.

Au Conseil général des Hauts-de-Seine

Fait inédit: un président de la République est également conseiller général. La situation a duré un mois après son élection à l’Elysée. La raison, là encore: régler à la va-vite une succession qui n’avait pas été préparée. Président du Conseil général des Hauts-de-Seine depuis 2004, Nicolas Sarkozy a alors fait usage de ses outils de fin stratège politique.

Ulcéré de ne pas faire partie du casting gouvernemental, l’ex-ministre Patrick Devedjian exige un second lot de consolation après le secrétariat général de l’UMP: la tête dudit Conseil général. Mais, problème: si Nicolas Sarkozy démissionne de son poste, l’élection partielle d’un nouveau conseiller général devra être organisée et repoussera la désignation d’un nouveau président de plusieurs mois.

Qu’à cela ne tienne, le récent chef de l’Etat quitte son poste de président du Conseil général, mais demeure conseiller. Aucun siège n’est vacant et il est alors possible de procéder à l’élection d’un nouveau président de la collectivité locale. C’est chose faite le 1er juin 2007: Patrick Devedjian est élu. Nicolas Sarkozy peut enfin abandonner son mandat de conseiller général.

Si Patrick Devedjian était pressé, c’est parce qu’il savait qu’il était plus facile de se faire élire immédiatement après l’appui officiel de Nicolas Sarkozy, plutôt que de laisser passer quelques mois et de voir éclore une opposition à sa candidature. Car opposition il y a: elle est menée par la très influente épouse Balkany, Isabelle, qui se serait bien vu à sa place, étant comme lui déjà conseiller général, en plus d’être une proche de Nicolas Sarkozy.

L’homme lige de Nicolas Sarkozy ne va cependant pas tarder à voir son pouvoir contesté. Mais il était loin de se douter que son adversaire allait être le propre fils du chef de l’Etat. Après l’épisode des municipales, Jean Sarkozy se rabat en effet sur l’élection cantonale de Neuilly-Sud, qu’il remporte haut la main au mois de mars. Son marche-pied à lui sera le Conseil général.

Isabelle Balkany y voit le moyen d’affaiblir Patrick Devedjian et met ses réseaux au service de Jean Sarkozy. Première bataille, première victoire: alors que Patrick Devedjian soutenait le centriste Hervé Marseille pour la tête du groupe UMP-Nouveau Centre du Conseil général, Jean Sarkozy lui annonce par simple lettre, quatre jours avant le vote, qu’il se présente aussi. Hervé Marseille est contraint de se retirer pour ne pas être défait et Patrick Devedjian d’apporter son soutien à Jean Sarkozy. Encore un successeur de Nicolas Sarkozy en position bien délicate.

Seconde partie mercredi prochain :
à l’UMP et au ministère de l’Intérieur

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mardi 5 août 2008

Sarko fait-il encore rêver ?


"Sarkozy a fait du Giscard qui aurait osé divorcer"
envoyé par bakchichinfo

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