lundi 14 juillet 2008
Sarkozy trop éghotiste pour diriger l'armée
14 juillet fête nationale et défilé militaire.
Le traitement infligé par Sarkozy aux membres des corps armées est symptomatique d'un mépris généralisé du chef de l'Etat qui, trop occupé de son pouvoir, inflige son dégoût aux simples gens, ne rêvant qu'à une gloire trop loin des réalités sociales.
Comme beaucoup d'entre vous, je fus militaire.
J'étais et je suis toujours un pacifiste ! Un pacifiste mais pas
nécessairement pacifique. Si quelqu'un menace mes proches, mes amis,
mon pays, etc. Je suis prêt, malgré mon goût pour la paix, à prendre
les armes !
C'est sans doute pour cela que j'ai fait
cinq ans de service militaire, engagé à 18 ans, j'ai servi loyalement,
j'ai appris à être au service de mon pays et pourtant j'étais déjà un
homme de gauche, et je l'assumais;
Pas facile à cette époque d'être militaire « d'active » et de gauche en même temps.
J'ai rencontré (comme dans toute société) des militaires intelligents,
des imbéciles également, et aussi une quantité de petits Français
moyens qui ne se posaient pas de questions .
La différence, c'est que les militaires sont par nature
des gens « armés » et qu'un « encadrement sérieux » est indispensable
pour que les « fronts bas » du système soient étroitement contrôlés.
Je suis revenu volontairement à la vie
civile, après m'être prouvé qu'être "pacifiste ce n'est pas à confondre
avec la lâcheté ! Jules César disait : si vis pacem, para bellum !
J'ai conservé de cette époque des
souvenirs mitigés, mais une chose est certaine, c'est qu'une grande
majorité de « cadres militaires » sont des « gens d'honneur » au
service de leur pays ! Ils méritent le respect !
C'est aussi pourquoi les militaires sont
des fonctionnaires (un peu spéciaux certes) comme les autres, et qui à
de rares exceptions près ont toujours servi la France loyalement;
Qu'un chef d'État méprise son armée,
c'est une aberration. On peut ne pas les fréquenter par goût personnel,
mais comme tous les citoyens, ils doivent être mobilisables et
utilisables par l'Etat comme n'importe quels autres fonctionnaires.
Mais pourquoi s'étonner de l'attitude du chef de l'État?
Nicolas Sarkozy n'aime que lui et ses amis les plus riches, et son plus
grand rêve, c'est de devenir encore plus riche qu'eux ! En plus, il est
avide de pouvoir autant de d'argent...
Je ne peux m'empêcher quand je le voix
lors d'une quelconque « harangue », de le comparer à Charlie Chaplin
dans le film Le Dictateur. Souvenez vous ce morceau d'anthologie
cinématographique, ou le dictateur (parodie de Hitler) tient en mains
un un globe terrestre et joue avec comme un ballon, afin de démontrer
la parfaite maîtrise de son pouvoir sur la planète Terre !
Ces images me hantent parfois tant elles sont, non pas
dénonciatrices d'un passé, mais peut être prémonitoires d'un proche
avenir !
Et ne me dites pas que je diabolise ! Je
conseille à ceux qui n'ont jamais vu ce film de Charlie Chaplin de le
trouver et à ceux qui le connaissent pas de le visionner à nouveau : ça
les éclairera peut être. Il y a des proximités incroyables !
Je voudrais tant me tromper. Mais je n'y
arrive pas. Cela explique sans doute en partie, mes appels répétés à
tous les républicains, afin d'éviter la « peste noire » qui se profile
et qu'on voit venir quand il est trop tard !
Amitiés à tous, et restons vigilants,la
politique comme l'ont déjà dit nombre de posteurs, ce n'est pas que de
la gentillesse « bisounours » !
Il y a un moment où tous les adeptes de la République
doivent laisser leurs différends de côté pour s'unir quand l'incendie
se déclare. Et en ce moment, le feu brûle déjà et progresse rapidement
en brûlant une bonne partie des acquis sociaux et de la solidarité
nationale pour les plus démunis ! Alerte.
Mario
Sarkozy et l'armée, c'est l'anamour!
Troupes insultées, état-major offensé, chasse aux sorcières : le mépris affiché par le chef des Armées pour ses troupes est à l'origine d'un malaise inédit. La grogne monte et la Grande Muette n'a jamais eu autant envie de s'exprimer.
Entre Sarkozy et les militaires, ce n'est pas du désamour, c'est à dire un amour perdu. C'est un non-amour, l'anamour comme le chantait Gainsbourg. Car Sarkozy n'a jamais aimé les militaires, n'a jamais aimé l'armée : « il s'en fout ! » » tranche brutalement Jean-Dominique Merchet, spécialiste des questions de Défense à Libération et qui tient le blog Secret Défense.
« C'est un problème culturel beaucoup plus profond que les simples questions de budget ou la fermeture des garnisons » poursuit-il. «Les militaires ont l'habitude de voir leur budget diminuer. Ils font avec.
Contrairement à ce que l'on pense, les militaires sont plutôt des sentimentaux. Ils avaient placé quelques espoirs en Sarkozy. Ils ont
voté pour lui à 80%. Il les a profondément déçu. Il ne montre véritablement aucun signe d'intérêt pour les questions de stratégie et
de défense ».
Un malaise inédit
L'ampleur du malaise est inédit, en temps de paix en tout cas. Même Mitterrand, grâce à la médiation du ministre Charles Hernu, avait su gagner le cœur des militaires.
Aujourd'hui, l'incompréhension est totale, les relations brutales, les rapports compliqués. Les dernières semaines en ont fourni de multiples preuves. Le drame de Carcassonne : Sarkozy dénonce « les amateurs ». La chasse aux officiers frondeurs :
d'après Le Figaro Nicolas Sarkozy aurait, selon plusieurs sources, demandé à la Direction de la Sûreté du Territoire, la DST, de démasquer les officiers signataires d'un texte critiquant le livre blanc de la Défense -Information démentie par la police nationale. Et la décision de Sarkozy de sécher la garden party du ministère de la Défense ? Du jamais vu depuis 1995 ! Enfin, ultime provocation, la présence le 14 juillet du président syrien Bachar el Assad, dont le père avait été tenu pour responsable de la mort de 58 militaires parachutistes en 1983 lors de l'attentat du Drakkar, attribué au régime syrien. C'est peu dire que la pilule a du mal à passer.
Sarkozy et l'armée : plus de dangers, moins d'effectifs
envoyé par ZappeurLePost
Forte demande de pouvoir s'exprimer
Au-delà même du seul cas des armées, c'est la psychologie et le rapport du chef de l'Etat aux institutions qui pose question : «c'est un agressif. Quand il dit aux militaires qu'ils sont des
amateurs, c'est comme le « casse toi pauvre con !». Il n'aime pas les institutions, il n'aime pas l'Etat. Il veut bouleverser tout ça et en
même temps, il n'a pas vraiment compris qu'il en est le garant. C'est une crise du mode de gouvernement sarkozyste»analyse Jean-Dominique Merchet.
L'armée y est d'autant plus sensible que les militaires sont tenus à un devoir de réserve alors que se manifeste au sein des armées une forte demande de pouvoir s'exprimer.
Morin tente de calmer le jeu, Fillon inexistant
Comme un chien dans un jeu de quille, Sarkozy s'agite sans se soucier des conséquences de ses actes. Pendant ce temps, les affaires continuent. Hervé Morin, le ministre de la défense tente –difficilement- de calmer le jeu, d'apaiser les tensions, de ne pas ajouter de la crise à la crise, mais Sarkozy lui rend la vie impossible. Même Fillon, passionné par les questions de défense est complètement écarté. Inexistant.
Désormais, tout est possible
Sceptique sur la possibilité d'assister à des manifestations de mécontentement lors du 14 juillet - « ce serait énorme, inédit, une véritable crise ! » - Jean-Dominique Merchet ne se montre pourtant guère optimiste sur l'évolution des relations entre Sarkozy et l'armée : «Je crains que tout soit possible. La logique consisterait à apaiser les choses, mais ça, ce serait valable dans un monde rationnel… ».
Régis Soubrouillard