jeudi 10 juillet 2008
Contre le contrôle de la télévision par Sarkozy
Une très large majorité des Français (71%) est opposée à la nomination du président de France Télévisions par le chef de l'Etat, une mesure décidée par Nicolas Sarkozy.
Selon cette enquête, 71% des Français estiment que «c'est une mauvaise chose parce que la nomination du président de France Télévisions par l'exécutif pourrait entraîner un contrôle politique des chaînes publiques».
De leur côté, 18% des sondés jugent que «c'est une bonne chose car il est logique que l'actionnaire nomme le président de France Télévisions». Onze pour cent ne se prononcent pas.
Le projet de loi sur l'audiovisuel public, qui prévoit également la suppression graduelle de la publicité sur les chaînes publiques, devrait être présenté par la ministre de la Culture Christine Albanel en conseil des ministres en septembre prochain, et examiné par le Parlement à la mi-octobre.
(Sondage réalisé par téléphone les 2 et 3 juillet derniers auprès d'un échantillon national représentatif de 1.001 personnes constitué selon la méthode des quotas.)
Le patron de la télévision publique française s'oppose à Sarkozy et pourrait démissionner
Le patron de France Télévisions Patrick de Carolis s'est ouvertement opposé mercredi au président Nicolas Sarkozy sur la réforme de l'audiovisuel public et évoqué à demi-mot une éventuelle démission.
Le chef de l'Etat, qui a présenté le 25 juin une réforme visant à supprimer la publicité sur la télévision publique, a justifié ce choix par la nécessité d'améliorer la qualité des programmes, selon lui trop proches de ceux des chaînes privées.
La réforme de l'audiovisuel, prévoyant aussi la nomination du président de France Télévisions (qui regroupe les 5 chaînes de TV publique) par le gouvernement, a suscité des critiques de l'opposition et de nombreux médias, qui ont accusé le chef de l'Etat de vouloir contrôler la télévision publique.
«Je ne suis pas d'accord» avec le président Sarkozy, a déclaré M. de Carolis sur la radio RTL. «Je le lui ai dit d'ailleurs, on s'est expliqué très franchement».
«Lorsqu'on dit qu'il n'y a pas de différence entre la télévision de service public et les télévisions privées, je trouve cela faux, je trouve cela stupide, et je trouve cela profondément injuste», a-t-il ajouté.
M. de Carolis a également critiqué les mesures annoncées par le président pour compenser la perte de ressources liées à la suppression de la publicité, prévoyant une taxe de 0,9% sur les opérateurs de téléphonie et d'internet.
Aujourd'hui «le compte n'y est pas, j'estime aujourd'hui que nous n'avons pas les moyens de nos ambitions futures», a-t-il déclaré.
«A la fin de l'été, courant septembre, nous verrons si le compte y est», a-t-il expliqué, ajoutant: «s'il n'y est pas, je prendrai mes responsabilités».
«Sarkozy-Carolis, le torchon brûle», titrait le quotidien populaire Le Parisien.
Pour le journal, le «thermostat» des relations entre les deux hommes a encore grimpé quand le chef de l'Etat, qui intervenait lundi soir sur la chaîne publique France 3, a été accueilli par des centaines de salariés en colère contre sa réforme.
Peu après, une vidéo pirate a circulé sur internet, montrant le président offusqué parce qu'un technicien ne lui avait pas rendu son salut peu avant le début de l'interview. (Voir la vidéo ci-dessous)
Source: AP
Sarkozy en off sur France 3
envoyé par rue89
Commentaires
Oui faut pas qu'il controle tout !!!
Tiens son ami Bolloré vient d'acheter encore des parts du sondages CSA, ce qui le porte majoritaire à 60% !
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