jeudi 24 avril 2008
En direct de l’Elysée
Ce soir la communication, que dis-je la propagande de Sarko ne vous coûtera, indirectement et directement que 280.000,00 euros !
Vive les économies de l'Etat Sarkozy !
Vive le Président du (de son) pouvoir d'achat à 206 % !
Les engagements d'un Président
C'était il y a un an,
C'était il y a une éternité.
Nicolas Sarkozy nous promettait d'oublier son clan
Nicolas Sarkozy nous promettait la solidarité.
Rappelez-vous, c'était le soir du 6 mai 2007, Salle Gaveau à Paris, à quelques encablures du siège national de l'UMP :
«Ma pensée va à tous les Français qui n'ont pas voté pour moi. Je veux
leur dire que par-delà le combat politique, par-delà les divergences
d'opinions, il n'y a pour moi qu'une seule France.
Je veux leur dire que je serai le
Président de tous les Français, que je parlerai pour chacun d'entre
eux. Je veux leur dire que ce soir, ce n'est pas la victoire d'une
France contre une autre. Il n'y a pour moi ce soir qu'une seule
victoire, celle de la démocratie, celle des valeurs qui nous unissent,
celle de l'idéal qui nous rassemble. Ma priorité sera de tout mettre en
œuvre pour que les Français aient toujours envie de se parler, de se
comprendre, de travailler ensemble.»
Depuis cette date, Nicolas Sarkozy a servi prioritairement son camp
politique - la droite, y compris la plus dure - et tout fait pour
perturber durablement l'opposition : déstabilisation, vacarme,
et politique de classe, voici les trois mamelles de la
Sarkofrance.
Et les 7 jours écoulés en furent l'illustration.
Dès juin dernier, un journaliste de M6 rapportait ces propos du Président, au lendemain du scrutin législatif : «J'ai vidé l'extrême-droite, maintenant je vais m'occuper du centre gauche».
Depuis, Nicolas Sarkozy a pratiqué le débauchage à grande échelle parmi les éléments pyschologiquement les plus faibles et/ou narcissiques de l'opposition (Besson, Jouyet, Bockel, Kouchner, Lang, etc). L'état de fragilité permanente du Parti Socialiste aide beaucoup la démarche. L'effrondement de sa popularité et son échec aux élections municipales ont stoppé - momentanément - cette «ouverture politique».
Mais Nicolas Sarkozy ne s'arrête pas là : il y a quelques jours, Le Monde publiait une note par Dominique Paillé pour Nicolas Sarkozy. Il y répertorie les trois pistes pour fragiliser François Bayrou : encourager les démissions du Modem (cf. le récent procès en «sectitude» de Jean Arthuis contre Bayrou), s'acheter les fidélités au sein de la famille centriste, et favoriser l'éparpillement centriste (Parti Radical, Nouveau Centre). Ensemble, tout est possible. Comme le résume Marielle de Sarnez, la tête de liste Modem à Paris : ««une officine de l'Elysée s'occupe de l'élimination de Bayrou.»
Nicolas Sarkozy a aussi lancé des Grenelle sur les thèmes qu'il jugeait secondaires dans son programme (Environnement, insertion, ...). Le Grenelle est rapidement apparu comme un moyen d'étouffer l'opposition en la noyant dans un débat médiatisé, organisé autour de trois règles simples : pas d'objectifs trop précis, inviter les contraires, et éviter les recommandations.
Ces dernières semaines ont confirmé l'analyse : la première (et seule ?) loi d'application du Grenelle de l'environnement les OGM, a été discutée et trahie la douleur Parlement. Le Grenelle de l'Insertion n'est pas mieux loti. On a appris la même semaine, de la bouche présidentielle, que le déploiement du Revenu de Solidarité Active de Martin Hirsch sera subordonné au redressement des comptes publics (en 2012 ?).
Enfin, Nicolas Sarkozy et son équipe gouvernementale ont servi prioritairement leur camp politique : les premières mesures de l'année 2007 furent le renforcement du bouclier fiscal et des exonérations de droits de succession, la loi anti-récidive et la justice des mineurs, l'incarcération médicale. Le pouvoir d'achat est devenu une préoccupation présidentielle à l'automne, quand la gronde sociale prit de l'ampleur.
Ces derniers jours, le constat s'est aggravé. Les élections municipales passées, Nicolas Sarkozy affiche son mépris social : le plan d'économies annoncé il y a 15 jours frappe la politique sociale : attaque contre la carte Famille Nombreuse (avant un repli), réduction des moyens hospitaliers, relèvement des critères d'éligibilité au logement social, etc. La liste est longue. Nicolas Sarkozy nous prépare aussi une loi contre les chômeurs refusant deux offres d'emplois.
Pire, la seule mesure populaire, la défiscalisation des heures supplémentaires, a été évaluée il y a 2 semaines : inefficace et coûteuse.
Merci Nicolas !
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