RESISTANCE 2012

Blog résistant à la sarkolâtrie ambiante pour l'éviction du Tsar Kozy en mai 2012 ou avant si possible !

vendredi 29 février 2008

Augmenter les salaires, une urgence économique

La baisse du pouvoir d'achat est-elle une illusion ?

Elle est en tout cas la préoccupation n°1 des Français. A l'heure où les prix flambent et où les entreprises cotées font des bénéfices records, les conflits sur les salaires réapparaissent même dans le secteur privé. Le MEDEF n'a pourtant de cesse de répéter que la baisse du pouvoir d'achat n'est pas réelle mais ressentie.
Alors qui croire ? Bernard Marris a rappelé vendredi dernier que le revenu salarial net moyen calculé par l'INSEE avait stagné de 1978 à 2002 et qu'il a baissé depuis cinq ans. Si l'on tient compte de l'inflation, en moyenne de 2% par an, le pouvoir d'achat d'une grande partie de la population a donc bel et bien été entamé depuis trente ans, d'autant plus que le poids du logement est sous-estimé dans l'indice des prix. Celui-ci considère que les dépenses de logement représentent seulement 14% du budget d'un ménage, alors qu'en réalité, ce chiffre approche parfois la moitié du revenu !
De plus, on sait maintenant que les prix dans la grande distribution ont grimpé de 29% depuis le passage à l'euro et que certains produits de consommation courante ont encore augmenté de près de 40% depuis trois mois !
Le pouvoir d'achat a-t-il baissé pour tout le monde ? Au cours de ces dix dernières années, le revenu déclaré des 5% des contribuables français les plus riches a augmenté de 11%. Le revenu des 1% les plus aisés a augmenté de 19,4% et celui des 0,1% les plus fortunés de 32%. Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que la croissance française soit exclusivement tributaire de la consommation et de la spéculation des classes aisées.
Quant à ceux qui se lèvent tôt, les réformes structurelles de la protection sociale et du marché du travail aggraveront leurs situations, déjà difficiles. La moitié de la population gagne moins de 1480 euros par mois; 17% des salariés sont au SMIC et 7 millions de pauvres vivent avec moins de 718 euros par mois. Les classes moyennes ne sont plus épargnées. Alors que la France subit une panne d'investissement, la baisse du pouvoir d'achat des classes populaires accentuera encore le repli de la croissance, qui sera inférieure aux hypothèses sur lesquelles la loi de finance a été construite. Les déficits se creuseront donc à nouveaux inutilement.
Par conséquent, la hausse des salaires est non seulement une urgence sociale. Elle aussi devenue une nécessité macroéconomique. La situation va-t-elle s'arranger en 2008 ? Pas vraiment. Le gouvernement projetait d'augmenter la TVA. Il faudrait la baisser. Les salariés du public vont encore perdre du pouvoir d'achat. Leurs salaires n'augmenteront que de 0,5% en mars et de 0,3% en octobre, soit 0,56% en moyenne annuelle alors que le niveau général des prix flirte avec les 3% et que certains produits flambent. Ces piètres augmentations serviront de référence dans le privé où les syndicats affaiblis n'obtiendront guère mieux. Toutefois, la dégradation des salaires est telle que certaines entreprises, face à la résurgence de conflits, commencent à renouer avec la bonne vieille augmentation générale indexée sur l'inflation et les gains de productivité.
Le dicton du jour : « La feuille de paie n'est pas l'ennemie de l'emploi », c'était de Jacques Chirac en avril 1995.

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jeudi 28 février 2008

Lettre d’un pauvre con inquiet à M. le Président de la République

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Décidément, je ne peux pas vous laisser seul cinq minutes sans que vous fassiez une… Cette fois-ci, c’est au Salon de l’Agriculture, là où ça sent mauvais, et où y’a des bouseux déguisés en Jacquou le croquant. Vous approchant d’un petit vieux qui ne vous demandait rien, vous vous êtes mis en tête de le palper, comme vous le feriez avec le cul d’une vache. Réaction du papy : "Me touche pas !". On a vu alors vos yeux ribouler, votre bouche se crisper, avant de lâcher cette phrase qui vous suivra longtemps après votre règne : "Casse-toi, pauvre con !"

En voyant les images, j’ai éprouvé une peine immense. Pour le grabataire, d’abord, qui si ça se trouve est bardé de diplômes et en sait plus que vous en physique quantique, et donc n’est pas forcément un con, qu’en savez-vous ? Et surtout pour vous qui une fois de plus, vous êtes abandonné. "Pauvre con"… Comment doit-on traduite en langage normal : crétin du peuple sans le sou qui ne me mérite pas ? Manifestement, le mot vous plaît. Vous l’aviez déjà employé la nuit du Fouquet’s à l’égard de la présidente du Medef, puis envers votre féal Martinon-non. Mais ceux-là après tout se sont mis carpette pour vous plaire, et ils ont reçu la monnaie de leur pièce.

Le con du Salon est d’un autre métal. Il ne s’agissait que d’un Français lambda, que vous êtes sensé représenter, un visiteur qui avait acheté son ticket, dont on ne sait rien, sinon qu’il n’avait pas envie d’être papouillé par vous. On ne saurait le lui reprocher. Où sont votre détachement, votre sens de l’humour, votre hauteur de vue qui doivent imprégner votre fonction ? Vous nous faites regretter votre prédécesseur qui lorsqu’on le traitait en public de connard, répondait : "Enchanté, moi, c’est Jacques Chirac."

Comment allez-vous justifier dorénavant que dans les écoles, on enseigne les notions qu’officiellement vous prônez ? Le respect de l’autre, la morale, le savoir vivre. A propos de savoir vivre, les images, toujours ces putains d’images, vous montraient l’autre jour dans une salle de classe, faisant mine d’écouter une institutrice. Vous aviez l’air, comme d’habitude, de vous emmerder; pire vous aviez les mains dans les poches. Tu parles d’un respect… D’un autre côté, ça aurait pu être pire, au moins vous n’envoyiez pas des SMS, comme dans un pays du Golfe, devant le Souverain local médusé.

M. le Président, vous êtes un mal élevé et vous vous comportez comme un sale gosse pourri de fric. L’habit que vous avez revêtu l’année dernière est manifestement taillé trop grand pour vous. D’aucuns mettent même en doute vos facultés mentales, à partir de votre comportement : vos tics polymorphes, vos mouvements d'épaule, vos crispations faciales, votre visage sans cesse en sueur, votre regard fuyant, votre excitation de tous les instants. Si l’on ajoute votre insolence, votre perte de sang froid, et votre mégalomanie bling blingienne, que conclure ? Vous présentez tous les symptômes du cocaïnomane; et Dieu sait que vous ne l’êtes pas. Mais votre attitude commence à être davantage du ressort des toubibs que des politiques.

Je vais trop loin, allez-vous me répondre. Le malheur veut que je ne sois pas le seul à le croire. Ce week end, le quotidien espagnol El Pais a osé titrer "Sarkozy, ce grand malade". Comment ne pas penser aux syndromes décrits dans le film "Le fou de guerre" où Coluche jouait le rôle d’un chef d’Etat devenu psychopathe ? Comment ne pas penser aux propos du philosophe Michel Onfray, que vous aviez rencontré peu avant votre élection, et qui vous avait décrit comme un splendide cas psychiatrique ? "Il ne fait pas président; il a un vrai problème de comportement", disait votre ancienne femme à votre propos. Elle vous a quitté, comme sont en train de le faire en masse les Français. Pauvre France, il ne lui manquait plus que ça.

Veuillez croire, M. le Président, en l’assurance des sentiments attristés d’un pauvre con. Un de plus.

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mercredi 27 février 2008

Comme une épidémie de grèves

greveLes caisses de l'Etat sont vides ? Qu'à cela ne tienne : certains salariés français du privé ont décidé de prendre le problème du pouvoir d'achat à bras le corps en faisant grève. Avec un certain succès, note Le Temps.

"Cent trente euros pour tout le monde ! Cent trente euros pour chacun !" Le slogan hurlé la semaine dernière devant le siège du groupe Prisma Presse s'est avéré aussi simple qu'efficace. Après quelques jours de grève, l'éditeur des magazines people Gala et Voici a accepté d'augmenter ses employés d'au moins 100 euros par mois pour les salaires les plus bas.

Le cas de Prisma Presse est loin d'être isolé. Ces derniers jours, des salariés réclamant de meilleures rémunérations se sont mis en grève chez le fabricant des cosmétiques L'Oréal et le distributeur Carrefour. Une société de transport bordelaise, GT Logistics, a même tenté d'enrayer un mouvement analogue en proposant une prime de 1 000 euros aux employés qui renonceraient à cesser le travail. Une nouvelle grève nationale dans la grande distribution – la première a eu lieu le 1er février – a été annoncée pour le week-end de Pâques.

En France, les salaires du privé n'ont augmenté que de 0,5 % par an entre 2000 et 2005. Mais cette ère de rigueur touche peut-être à sa fin. "Ce qui est nouveau, avec les grèves des derniers jours, c'est qu'elles touchent le secteur privé", souligne l'économiste Nicolas Bouzou, et non plus les bastions syndicaux du secteur public. Des branches peu connues pour leur combativité, comme la presse magazine ou les supermarchés, ne sont pas épargnées.

Le contexte politique explique en partie cette flambée de revendications. Pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait dénoncé "un gigantesque problème de pouvoir d'achat" et promis qu'il œuvrerait à son "augmentation". D'aucuns en ont déduit que l'Etat décréterait une hausse générale des salaires. Ce n'est pas le cas, et ce malentendu explique à la fois la chute du président dans les sondages et le fait que certains employés se soient mobilisés au sein de leur entreprise.

Mais des forces économiques sont aussi à l'œuvre. Les produits alimentaires ont subi des hausses massives en janvier - jusqu'à 10 % pour les pâtes et les œufs - et le prix de l'essence a fortement augmenté. Certains ménages, notamment les couples avec enfants de la classe moyenne, ont vu leur pouvoir d'achat diminuer (selon les statistiques officielles, il aurait globalement augmenté de 3 % l'an dernier). Enfin, l'annonce d'une hausse de 40 % des rémunérations des patrons du CAC 40 l'an dernier – chiffre extrait d'une étude de La Tribune – n'a rien fait pour calmer les esprits. "En tant qu'économiste libéral, je comprends que les caissières soient écœurées", commente Nicolas Bouzou.

Reste une question : les salaires peuvent-ils réellement augmenter ? En France, la moitié des employés gagnent moins de 1 528 euros par mois. Les grandes entreprises, qui ont engrangé des profits confortables en 2007, ont les moyens de mieux payer leurs salariés. Dans les PME, en revanche, seule une amélioration des perspectives de croissance pourrait changer la donne.

Pour sa part, le gouvernement français compte sur la conversion des stocks d'heures supplémentaires en argent comptant, la poursuite de la baisse du chômage et la réforme engagée du marché du travail pour faire repartir les salaires à la hausse dans les mois qui viennent.

Sylvain Besson
Le Temps

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mardi 26 février 2008

Quand les psys se penchent sur le cas Sarkozy

De très sérieux universitaires planchent à l'Université Paris VII, sur le psychisme de notre Président. Marianne2 y était. L'exposant a parlé d'action et de masturbation.

Même le Washington Post (édition du 15 février dernier) le dit : la France entière ne bruisse que d'une question. Et cette question, ce n'est pas : « Carla Bruni va-t-elle tomber enceinte ? », contrairement à ce que croit la presse de notre côté de l'Atlantique. Non, que ce soit au bistrot, au boulot ou dans le métro, ce que les Français - les « vraies gens », quoi - se demandent, c'est : «Sarkozy a-t-il toute sa tête ?». Il n'est donc guère surprenant de trouver, dans les programmes de l'UFR de Sciences humaines Cliniques de l'université Paris VII, un séminaire de psychanalyse intitulé «Sarkozy, le symptôme – Lecture de l'inconscient». Le psychiatre et psychanalyste Hervé Hubert, qui anime le cours en question, a prévu de consacrer 9 séances au «cas» Sarkozy sur la base de Témoignage, le livre que Nicolas a publié en 2006 et dans lequel il raconte sa vie, de l'enfance à la candidature. Nous avions raté le premier cours- dont la conclusion était, en gros : le principe fondamental du sujet Sarkozy, c'est qu'il nous dit la vérité et qu'il nous aime (enfin, c'est ce qu'il croit. Mais en psychanalyse, c'est ce que croit le patient qui est important, pas la réalité). Voici le résumé du deuxième.

Martyr, prédateur, barbare
L'enfant Sarkozy est un enfant souffrant. Pas beau, pas sportif, se croyant mal aimé, et vraiment abandonné par son père. D'où l'ombre de l'enfant qui plane sur les décisions du président : enfant martyr (de la Shoah, de la pédophilie) ou enfant prédateur, barbare (enfant de sans-papiers qu'il faut chasser, racaille des cités qu'il faut éradiquer). On note également l'importance de la notion de puissance phallique chez un masturbateur forcené qui doute, justement, de sa puissance. On apprécie aussi le fait que Nicolas, apprenant à 18 ans que son défunt arrière grand-père était un bijoutier juif de Salonique, se lance immédiatement dans la quête… de sa part d'héritage grand-paternel perdue : il se rend à Salonique pour réclamer 4000 francs (et à l'époque, ce n'est pas rien). C'est que Nicolas, à moitié abandonné par son père qui ne veut même pas verser la pension alimentaire, a décidé que désormais, il se servirait. Dont acte. Mais tout ça, nous dit-on, n'est que quête d'amour…

L'action ne doit jamais cesser
L'amour est, avec l'action, le moteur de super Nico. Chez lui, l'action vaut tout. Elle remplace l'acte qui, lui, suppose un avant et un après, une réflexion sur les conséquences, une portée symbolique. L'action, c'est juste le mouvement. Je pense à un truc, je le dis, je le fais. Je réfléchis après. Pour Sarkozy, l'action ne doit pas cesser, ou l'amour ne doit pas cesser, sinon, c'est la destruction. Alors, puisque les Français ne l'aiment plus, Nicolas agit. Et c'est là que son inconscient parle. « Qui parle ? Ça parle », comme dirait l'autre.
Exemple : je vois dans mon agenda que je dois aller au dîner du Crif ce soir. Je me dis qu'il faut trouver quelque chose à dire (action). Puis, je sais pas, l'inspiration sans doute, je dégote ce truc d'enfant de la Shoah. Action encore. Eh bien non : l'enfant de la Shoah, c'est mon inconscient qui me l'a dicté. C'est le petit enfant souffrant en moi qui parle.
Très bien. Mais alors qui, en Nicolas Sarkozy, s'exprime quand il décide de toiletter la loi de 1905, quand il laisse sa directrice de cabinet expliquer que la Scientologie, ce n'est guère plus menaçant qu'un club de bridge ? L'adolescent qui se masturbait en s'imaginant jouer le rôle de Tom Cruise dans Top gun ?
La suite le 13 mars…

Bénédicte Charles
marianne2.fr

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lundi 25 février 2008

Sarkozy à un visiteur : "casse toi, pauvre con !"

Comme en témoigne une vidéo diffusée sur le site du «Parisien», le chef de l'Etat a tenu ce langage fleuri à un visiteur du salon qui ne voulait pas lui serrer la main.

Après sa rencontre mouvementée en novembre dernier avec les pêcheurs, nouvel écart de langage du président de la République. Samedi après-midi, au Salon de l'agriculture, Nicolas Sarkozy s'est laissé aller à quelques mots de trop, captés par une caméra du Parisien.fr.

Alors qu'il fend la foule en serrant des mains, un homme lui dit: «Touche-moi pas, tu me salis». Le Président réplique aussi sec: «Casse-toi alors, casse-toi alors pauvre con». Une voix glisse à l'oreille du chef de l'Etat «on est filmé là...». Et Nicolas Sarkozy de reprendre son serrage de mains.

Sarkozy, le Salon de l'Agriculture tu l'aimes ou tu te casses !

Ce Président se veut nature et semblable à chaque Français. Alors quand on l'emmerde, il oublie qu'il est Président, il répond. Comme il attaque en justice les journalistes trop curieux sur sa vie privée. Comme il avait invité ce marin pêcheur à descendre s'expliquer.

Le sarkozysme est un feuilleton inépuisable, mais épuisant !

Maintenant, ayant donné l'exemple de la nouvelle tenue de cette république, les enfants pourront prendre exemple sur le "chef" pour dire à leurs profs : «Casse-toi pauvre con !»...

Non seulement ce président est inculte mais en plus insultant ! Belle image de notre pays ! Faut-il dire merci aux 53 % d'électeurs qui ont voté pour ce malade en mai 2007 ?

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dimanche 24 février 2008

Sarkozy, ce grand malade

sarko_maladePour le directeur adjoint d’El País, le président français “se vautre dans l’exhibitionnisme” et “rabaisse la République au niveau de Monaco”. Une charge violente contre un Sarkozy atteint d’une “incurable hypertrophie de l’ego”.

Les Français ont un problème. Ils croyaient avoir un superprésident, un hyper­dirigeant capable de les sortir de la dépression et de la décadence, et voilà qu’ils ont écopé d’un président comme ils en ont déjà connu beaucoup d’autres : à savoir malade, limité, qu’il faut dorloter et protéger tout en s’organisant pour que la France tourne et que le gouvernement et les institutions fassent leur devoir. La situation n’a rien d’inédit : Pompidou et Mitterrand étaient déjà des présidents malades et diminués. Le premier est même mort avant la fin de son mandat. Quant à Chirac, il fut un obstacle paralysant pendant une bonne partie de sa présidence. La maladie dont souffre Sarkozy n’a pas la gravité du cancer de la prostate de Mitterrand, mais elle touche un organe vital s’il en est : l’ego. Celui du président est d’évidence atteint d’une hypertrophie probablement incurable.
Plus on s’approche du 9 mars, date du premier tour des élections municipales, plus la nervosité des candidats du parti présidentiel augmente et plus on redoute les interventions de Sarkozy, susceptibles de faire perdre des voix à l’UMP. Le parti du chef de l’Etat est divisé à cause de tensions qu’il a lui-même créées. Le traitement qu’il a infligé en public aux uns et aux autres, y compris à certains de ses collaborateurs les plus proches, est digne du comportement d’un monarque bilieux et capricieux avec ses laquais. Même son actuelle impopularité est extravagante : elle ne s’explique pas par un train de réformes puisque ces dernières sont encore largement inappliquées. Elle s’explique uniquement par son comportement public.

Un triomphe de sultan, seigneur en son sérail

Le trône qu’occupe Nicolas Sarkozy a été imaginé par de Gaulle pour lui permettre d’être le troisième larron d’un monde bipolaire. Le président français voulait être un fier contrepoids occidental dans l’affrontement entre Washington et Moscou. Or Sarkozy, arrière-petit-fils libéral et proaméricain de De Gaulle (après le petit-fils, Chirac, et le fils, Pompidou), s’est installé sur le trône élyséen porté par son ambition personnelle et sa conception égotique de la présidence : il a par le fait encore accru les pouvoirs de la présidence. Et, une fois parvenu à ses fins, il s’est consacré à lui-même, comme un ado narcissique obnubilé par ses sentiments et ses plaisirs. Certes, le pouvoir peut en apporter beaucoup, mais la prudence conseille de ne pas trop en faire étalage. Sarkozy le téméraire fait tout le contraire et se vautre dans l’exhibitionnisme.
C’est sur trois points précis qu’est venu se briser le personnage : l’économie, qui n’a pas enregistré la moindre amélioration depuis son arrivée ; son idéologie plus néocons, voire “théocons”, que gaulliste – en témoignent des prises de position sur la laïcité contraires à la culture de la République ; et sa vie privée, étalée dans les médias. En monarque thaumaturge qui par une simple imposition des mains devait augmenter le pouvoir d’achat, il a échoué au point de prononcer la formule maudite qui rompt les sortilèges : “Qu’est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ?” En monarque philosophe, il a manifesté les plus fortes réserves vis-à-vis des traditions républicaines, en exprimant avec désinvolture son affinité intellectuelle avec le pape. Il n’a pleinement triomphé que dans le rôle de sultan, seigneur en son sérail, paré des atours qui passionnent un certain public – et manifestement aussi ses pairs. Le voilà fasciné par son propre pouvoir de séduction, son goût exquis et sa désinvolture. Mais ce triomphe-là a le don de déprimer beaucoup de Français car il rabaisse la République au niveau de la principauté de Monaco.

Lluís Bassets
El País

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samedi 23 février 2008

La pie Sarko

La pie est un volatile qui vole...


Sarkozy et le stylo bling bling
Envoyé par gigistudio dans People sur wat.tv

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vendredi 22 février 2008

L'école de la Shoah par Sarkozy

Mémoire de la Shoah au CM2 : 85% de Français hostiles

Selon un sondage Ifop, une très large majorité de Français désapprouve la proposition de Nicolas Sarkozy de faire porter aux écoliers la mémoire d'enfants victimes de la Shoah.

Plus de huit Français sur dix rejettent l'idée de Nicolas Sarkozy de confier aux écoliers de CM2 la mémoire d'un enfant juif de France victime de la Shoah, selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche (JDD), mis en ligne sur le site du journal, jeudi 21 février.
85 % des personnes interrogées déclarent ainsi désapprouver cette proposition de perpétuer au cours de l'année scolaire la mémoire d'un des 11.500 enfants juifs tués.
61 % des personnes interrogées sont contre l'éventuel aménagement de faire porter la mémoire d'un enfant tué par une classe entière.

Décidément Sarkozy restera le roi des sondages !

A quand la prochaine connerie ?

Très bientôt au rythme où il bougeote, c'est toujours plus fort que lui !

Pendant ce temps il occupe le brave peuple pour que ce dernier écarte de ses sombres pensées les promesses Sarkozyennes sur le pouvoir d'achat mais pas celui de......son Altesse à +172 % d'augmentation !

Sondage réalisé par internet les 20 et 21 février 2008 auprès de 1.005 personnes âgées de 18 ans et plus sélectionnées selon la méthode des quotas.

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jeudi 21 février 2008

Sarkozy, la chute libre sans parachute !

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Sondage BVA du 19 février 2008


L'effondrement de la popularité présidentielle

Avec seulement 36% de bonnes opinions, contre 58% de mauvaises, Nicolas Sarkozy atteint un niveau d'impopularité rare pour un Président de la République. Ce fut avant lui le cas de François Mitterrand après trois ans de mandat (36% de bonnes opinions, contre 54%, en avril 1984) et de Jacques Chirac bien plus rapidement (36% contre 56% en octobre 1995). Dans ces trois cas, la chute de popularité résulte pour l'essentiel du choc entre d'une part des résultats décevants sur l'enjeu majeur des élections précédentes (l'emploi puis la fracture sociale hier, le pouvoir d'achat aujourd'hui), et d'autre part une attitude présidentielle interprétée par l'opinion comme un revirement (ou simplement un désintérêt).

En quelques semaines, l'écart entre les bonnes et les mauvaises opinions sur Nicolas Sarkozy en tant que Président de la République est passé de -3 à -22 points. Ce résultat correspond à une baisse de 9 points des bonnes opinions et à une hausse de 10 des mauvaises. Depuis la mi-novembre, ces chiffres sont respectivement de -19 et de +20. La durée de cette évolution incite à relativiser l'impact de certains épisodes, par exemple les vacances dorées du couple présidentiel, au profit d'un agenda social très soutenu sur la période, de la grève des caissières de supermarché à celle des chauffeurs de taxi, l'une rappelant la lancinante attente d'une hausse du pouvoir d'achat, l'autre étant perçue par certains à droite comme l'indice d'une faiblesse inattendue dans la démarche réformatrice.

Cette baisse rapide et continue de la cote présidentielle au cours des trois derniers mois s'est effectuée selon un rythme ternaire. Après une baisse assez largement répartie à l'automne et la chute des opinions positives parmi les sympathisants centristes autour de Noël, l'effondrement actuel doit beaucoup à l'évolution de l'attitude des sympathisants de l'UMP (81% de bonnes opinions, soit - 10 points) et du Front national, désormais majoritairement mécontents.

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La confirmation de la remontée de la cote de François Fillon (44%, + 3 points en deux mois), d'abord imputable aux sympathisants de gauche, nuance davantage ce tableau qu'elle ne l'infirme. En effet, si le Premier ministre apparaît à certains pans de l'opinion publique comme un modérateur vis-à-vis de l'action présidentielle, sa part dans l'inspiration de la politique générale suivie n'est pas telle que l'évolution de sa cote personnelle soit le signe d'un soutien particulier à l'action des pouvoirs publics, et pas davantage aux réformes.

François Bayrou et Olivier Besancenot les plus en phase

Face à un pouvoir présidentiel décrié, le leader centriste (+4) et le porte-parole trotskyste (+ 4) apparaissent avoir la démarche la plus conforme à l'état de l'opinion. François Bayrou comme recours des " déçus du sarkozisme " (+ 13 points à droite), Olivier Besancenot comme fer de lance de l'opposition (+ 4 points parmi les sympathisants de gauche). C'est ainsi que le premier est le plus populaire de toutes les personnalités testées dans notre baromètre, et le second désormais la personnalité la plus appréciée des sympathisants de gauche, au même niveau que Ségolène Royal. A l'inverse, la baisse similaire enregistrée par Ségolène Royal, Bertrand Delanoë et François Hollande traduit une impatience de leurs partisans par rapport à une ligne d'opposition jugée par trop formelle.

Il est cependant des ministres qui voient leur cote personnelle s'améliorer, par exemple Valérie Pécresse (24%) ou bien Xavier Darcos (18%), tandis que Fadela Amara commence dans notre baromètre à un haut niveau (42%). Inversement, d'autres personnalités, peut-être davantage identifiées au pouvoir présidentiel, subissent une certaine érosion, telles Rachida Dati, Xavier Bertrand ou bien Michèle Alliot-Marie.

Une évidente polarisation politique

Dans les conditions particulières des élections municipales, où le coefficient local est infiniment plus grand que pour d'autres scrutins tels que les élections régionales, l'option d'un vote sanction devient de plus en plus envisageable. Ainsi, 37% des Français souhaitent que l'opposition de gauche sorte renforcée à l'issue de ces municipales, 11% que ce soit le cas de l'opposition centriste, et 28% seulement préféreraient un renforcement de la majorité présidentielle. Il est significatif que ce dernier souhait ne soit exprimé que par 61% des électeurs de second tour de Nicolas Sarkozy, cependant que 76% de ceux de Ségolène Royal espèrent un renforcement de l'opposition de gauche. Parmi les électeurs de premier tour de François Bayrou, c'est avant tout le renforcement de l'opposition de gauche qui est souhaité, devant celui de l'opposition centriste (33%) ou de la majorité présidentielle (15%). Le fait que l'idée d'une accentuation de l'ouverture à gauche lors du prochain remaniement ministériel suscite surtout l'indifférence constitue un signe supplémentaire que l'heure est à l'accentuation des clivages politiques.

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mercredi 20 février 2008

L'équipement du futur "Air Force One" de Sarkozy

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Une flotte républicaine de 8 appareils

Les avions de la République font partie de l'ETEC : Escadron de Transport, d'Entraînement et de Calibration. Cet escadron comprend huit appareils : deux Airbus A319 de 40 places chacun, deux Falcon 900 et quatre Falcon 50 de huit à treize places. Le coût moyen d'une heure de vol est de 4500 euros.
Depuis son arrivée à l'Elysée, le chef de l'Etat a défrayé la chronique avec ses vols aériens dont le coût (+50%) a explosé par rapport à ceux de son prédécesseur. Il a utilisé 2 avions pour ses vacances d'été aux Etats-Unis, 3 avions pour son déplacement en Egypte et 4 avions pour son déplacement en province.

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Une flotte vieillissante et moins flamboyante que celle des autres pays

Dans son édition du mercredi 6 février 2008, Le Canard Enchaîné raconte que Nicolas Sarkozy ( http://www.politique.net/nicolas-sarkozy.htm )  a pris la décision de renouveler la totalité de la flotte présidentielle à la suite de son déplacement à Lisbonne pour la signature du traité simplifié. Le 13 décembre dernier, le président de la République et le Premier ministre étaient arrivés à Lisbonne
( http://www.politique.net/2008020402-qu-est-ce-que-le-traite-de-lisbonne.htm )
en Falcon 900 pour le sommet européen. A peine après avoir atterri, le chef de l'Etat se serait aperçu qu'à côté des Airbus et des Boeings de ses homologues, le Falcon 900 faisait tout petit. De retour du Portugal, il a donc confirmé son souhait de voir la flotte renouvelée pendant son quinquennat.

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Un renouvellement payé par l'armée

Selon le président de la République, les avions de la présidence seraient trop vieux, pas assez équipés et d'un rayon d'action trop faible. La plupart des avions ont 20 ou 30 ans d'ancienneté. Nicolas Sarkozy a donc décidé qu'il était grand temps de les changer. C'est l'armée qui devra payer la facture dont le montant variera en fonction du prix de vente de tous les vieux appareils. Et selon un gradé, ce serait le bon moment de vendre les Falcon et les deux A319 car la révision obligatoire et onéreuse de tous les appareils serait proche. Il faudrait donc s'en débarrasser rapidement.
Les 4 Falcon 50 seraient donc remplacés par des Falcon 2000, les 2 Falcon 900 par des Falcon 7X. Enfin, les deux A319 devraient laisser leur place à deux A330.

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L'équipement du futur "Air Force One" de Sarkozy

Le président de la République ne souhaite pas simplement un renouvellement de la flotte, il veut également un équipement dernier cri pour les deux Airbus afin que l'avion présidentielle soit aussi performant que l'avion du président des Etats-Unis d'Amérique, appelé "Air Force One". Il reviendra donc à Air-France de financer tous les équipements : "un vrai secrétariat, des ordinateurs, des moyens de reproduction et de communication cryptés" ainsi que des "leurres anti-missiles".

Reste maintenant à savoir comment le chef de l'Etat va réussir à camoufler le montant de ces dépenses en période de rigueur budgétaire...mais ne vous inquiétez pas le pouvoir d'achat des 2 copains Députés UMP Olivier et Serge Dassault augmentera mieux que le vôtre !

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